Le carnet

Le voyage d'un clic, de ta publicité à ton agenda.

Six étapes, deux minutes. On suit une seule personne, depuis le moment où elle voit ton annonce jusqu'à celui où elle s'assoit en face de toi. Et on regarde où le fil casse.

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    Le hublot de la chambre d'Ito, la nuit, et une comète qui passe.

    22 h

    Quelqu'un fait défiler Instagram.

    Ton annonce passe entre deux vidéos de chat. Elle parle d'arrêter de fumer. Ça fait trois ans qu'il y pense et il ne l'a dit à personne.

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    Ito de dos, devant ses deux écrans allumés.

    22 h 01

    Il clique.

    À cette seconde, sa visite porte une étiquette : quelle annonce, quel ciblage, quel jour, quelle heure. Meta le sait. Google le saurait aussi. Tout est noté, et ça le suit.

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    Vue par-dessus l'épaule d'Ito : deux écrans et un panneau de liège couvert de notes.

    22 h 01

    Il arrive sur ta page.

    L'étiquette tient toujours. Elle est écrite dans l'adresse de la page, juste après ton nom de domaine. Elle a fait tout le trajet.

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    Ito de face, immobile, dans sa chambre.

    22 h 03

    Il prend son téléphone.

    Et tout s'arrête là. Il compose ton numéro. L'étiquette, elle, reste sur la page : elle ne monte pas dans l'appel.

    Ton téléphone sonne le lendemain matin, tu réponds, tu notes un rendez-vous jeudi 14 h. Un bon rendez-vous. Un rendez-vous sans origine.

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    Un tableau blanc vide, accroché au mur de la chambre d'Ito.

    Trois semaines plus tard

    Tu fais tes comptes.

    Disons douze nouveaux clients ce mois-ci, et 400 € partis en publicité. Combien des douze viennent d'elle ? Trois ? Un ? Zéro ?

    Le tableau reste vide. Et le mois prochain, tu remets 400 € au feeling.

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    La chambre d'Ito vue en large, son bureau allumé et son tableau au mur.

    Ce que je fais

    Je rebranche le fil.

    L'étiquette ne s'arrête plus. Elle traverse la page, elle traverse la réservation. Et elle finit collée au rendez-vous, dans ton agenda.

    Tu ouvres ton tableau de bord, tu vois « jeudi 14 h, venu de l'annonce arrêt du tabac ». Ce n'est pas de la magie, c'est de la plomberie.

Ce qui coupe le fil, en vrai

Quatre endroits, toujours les mêmes.

Le téléphone

Un appel ne transporte rien. C'est celle que je vois le plus souvent, et la plus traître : tout se passe bien. Le rendez-vous est pris. Et l'origine est partie.

La plateforme

Resalib, Medoucine, Planity, Doctolib. Elles prennent le rendez-vous chez elles. Ce qui rentre dans leur tuyau ne ressort pas de ton côté.

Le formulaire

Lui, il pourrait garder l'étiquette. Mais il faut l'avoir prévu quand on construit la page, et personne n'y pense.

Le lien en bio

La personne voit l'annonce, ne clique pas, te cherche sur Instagram, passe par ton lien en bio. Elle vient bien de la publicité. Rien ne le dira jamais.

Aucun de ces quatre cas n'est une faute. Ce sont des choix normaux, pris par des gens dont le métier n'est pas la technique. Moi non plus, je ne saurais pas recevoir quelqu'un qui pleure dans mon cabinet.

La suite

On regarde où ça casse chez toi.

30 minutes en visio, partage d'écran. On refait ce trajet avec ta vraie annonce et ta vraie page. Tu repars avec un récap écrit le jour même, que tu travailles avec moi ensuite ou non.

Réserver un diagnostic Faire le calcul d'abord

Gratuit, et tu ne signes rien. Je ne te promets aucun rendez-vous. Je te montre ce que je vois.